18 avril 2010

Ce n'est plus une peur, c'est carrément une phobie. Je ne veux pas te perdre. Je ne peux pas te perdre.

Ce soir, je lutte. Mes paupières sont lourdes, mes yeux me piquent, mon corps est vide. Ma tête me fait mal, et mon cerveau a du mal à fonctionner. Mais je n'irais pas me coucher. Car je sais que si je ferme les yeux, je la reverrais. Elle et son visage, elle et sa tristesse, elle et sa haine. Son amour aussi. Mais rien que de la voir, j'ai mal. Elle me blesse dans mes songes. Elle est mon cauchemar depuis maintenant une semaine. Elle me hante. Je sais pourquoi, mais je ne peux rien faire. Va dévorer les rêves de quelqu'un d'atre s'il te plaît, la vengeance est un plat qui se mange froid, et pourtant, tu me brûles le coeur et le ventre de peur. Tu me rends parano. Laisse-le moi, s'il te plaît. Tu sais, il est tout pour moi. Il compte plus que ma propre vie. Dans le fond, quand j'y pense, si ça peut le sauver lui, alors oui, vas-y, anéantis-moi.
On a essayé de m'aider. Mais j'ai déjà tout testé. Les attrapeurs de rêve ne marchent pas sur moi, et ce peu importe leur grosseur, je sais que c'est psychologique. J'ai essayé de penser à autre chose en m'endormant, mais ça n'a rien changé. J'ai essayé de l'effacer de ma mémoire dans la vie réelle, mais elle existe, cela m'est donc impossible.


Putain, la fatigue me tue, ma possessivité me détruit, mon amour m'explose. Et toi, tu me bouffes.
Un peu comme le temps. Il me tuera lui aussi. Il nous tuera tous d'ailleurs.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire