L'effroi, la peur, de l'iconnu je pense. Je n'ai jamais su quitter quelqu'un. J'ai toujours eu besoin de partir en première, de superbes mélodrames dignes des plus grands films pour pleurer toutes les larmes de mon corps et faire ma jolie et piètre victime. Mais aujourd'hui me voilà face à un imprévu, un sentiment incontrôlable, comme tous les sentiments me direz-vous, sauf que celui-là je le connais pas, je sais pas comment l'exprimer, je sais pas ce qui à cause de lui va se passer. Je suis tombée dans un tourbillon, une tempête, une de celle qui n'emporte que ce qui l'arrange, et là ce qui l'arrange c'est d'embarquer ma langue et le peu d'esprit qu'il me restait. Je suis lessivée malgré des cures de sommeils intensives, je pensais que le temps règlerait les choses comme il le fait si bien parfois, je pensais trouver une épaule sympathique, quelqu'un de bons conseils. Au lieu de ça j'ai un rendez-vous avec moi-même, moi-même et lui-même, je fais comme si de rien n'était, je souris je vais bien, parce qu'au fond avec lui je me sens bien et je sais que je ne pourrais pas partir. Mais ce putain de sentiment m'arrache la gueule comme savent si bien le faire les shooters, il me fout le cafard, me fait tourner la tête, il me fatigue et me saoule, et rien, non rien ne veut sortir de ma bouche lorsque je suis face à Lui. Ne pas trouver les mots, ne pas avoir la force, ne pas être capable d'assumer les conséquences de ses actes, ne pas être foutue de se retrouver et de se débrouiller seule. Avoir peur du regard des autres. Des blâmes à la suite de quelques mots, d'une explication. Mais j'ai aussi peur de rester dans ce marécage, de couler dans la boue, qu'on reste là tous les deux à continuer de piétiner en s'efforçant de croire qu'on est heureux.
Les lignes de nos mains sont peut-être toutes faites, mais je ne tiens pas que celle de ma vie s'arrête ici.
Les lignes de nos mains sont peut-être toutes faites, mais je ne tiens pas que celle de ma vie s'arrête ici.


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